Daniel de Roulet

une banane numérisée ne peut plus être mangée, un livre numérisé peut toujours être avalé… de travers

marcher

Legerement seul  Phébus, 2013

Présentation à la Télévision suisse romande

…un charme mélancolique et laconique. Rien ne pèse dans ce voyage de 600 km où l’auteur s’est embarqué avec un sac à dos de trois kilos. Il glane des petits riens au fil du chemin : les mouettes au-dessus du Boccage normand, la variété des monuments aux morts, les champs de colza, les stigmates de la crise, la tristesse universelle de ces zones qui ne sont ni rurales, ni urbaines… Des réalités triviales, mais qui résonnent dans cette prose dépouillée que teinte un filet d’ironie. Expérience du monde, du temps et de soi, « Légèrement seul » est un récit porté par un double mouvement de conquête et d’abandon : on fait la route et on se laisse faire par elle. Michel Audétat, Le Matin Dimanche, 5 mai 2013

Une écriture épurée, qui conjugue la lucidité – « Est passéle temps du charme désuet de la bourgade, de la. mélancolie des sous-préfectures. Ne subsistent que le manque, la lourde pesanteur de la pauvreté » – à la nostalgie tant les conditions du voyage ont changé depuis On the Road ou L’Usage du monde Aujourd’hui « la route est confisquée », comme s’il s’agissait de signifier au marcheur – cet être qui vit à contretemps, à contre-pied des impératifs de communication et d’urgence de nos sociétés – que son temps est fini. Richard Blin, Le Matricule des anges, juin 2013

Daniel de Roulet n’est pas de ceux qui se laissent aller à l’enchantement béat ou au pessimisme gratuit. Lorsqu’il décrit la délivrance fugitive d’un instant de grâce après une digression sur les pavés de Rouen, ou lorsqu’il déploie son coup de gueule à l’attention des proprios de clébards, on en saisit toute la valeur. Son livre est allègre, clairvoyant et volontiers franc-tireur. Il donne du cœur à l’ouvrage et incite à lui emboîter le pas, afin que la route redevienne un espace de liberté piétonne. Maxime Maillard, Le Courrier

Légèrement seul est un récit au style épuré, sans effets, à la fois récit de voyage, essai, livre sur un moment d’histoire, réflexions sur le monde, sur soi. On y croise Du Guesclin et Léo Ferré, de nombreux autres personnages dans les paysages de Madame Bovary, là où, malgré le temps passé, « arbres, prairies, la brume au fond des vallons et le ciel, tout est de Flaubert. » Lionel Bédin

il en faut du courage pour se lancer seul sur les routes à 68 ans. On ne peut que lui tirer notre chapeau. Son goût de l’aventure demeure intact et nombreux sont ceux qui l’envient sans oser l’imiter. Au sein d’une société telle que la nôtre où les personnes vieillissantes n’ont plus de place, oser être pris pour un « clodo » et trouver encore moyen d’en rire n’est pas à la portée du premier venu. Seul celui qui cherche sans relâche à se détacher du superflu pour mieux ressentir le sens de ses propres actes en est capable.Valérie Lobsiger Aux Arts, 26 avril 2013.

Un regard finement zen sur la modernité.      Muriel Mingau, Le Populaire du Centre, 19 avril 2013

Il arrive que l’écrivain, fatigué d’être assis à sa table, ait besoin d’un grand bol d’air. Et pour s’évader vraiment, rien ne vaut le voyage à pied. Jean-Christophe Rufin a fait le voyage de Compostelle, Daniel de Roulet le nord de la France. Dans leurs récits parus simultanément, on lit la même jubilation du retour à l’état nomade le même spleen face aux paysages défigurés. Emmanuel Gehrig, Le Temps, 27 avril 2013

Les éditions Phébus font paraître ce mois-ci Légèrement seul un petit libre de l’écrivain suisse Daniel de Roulet. De Saint-Malo à Soissons, il tient l’exacte chronique de vingt-cinq jours de marche. L’itinéraire a été choisi pour suivre la trace de moines bien oubliés, de la fin du VI siècle. Prétexte si l’on veut. On est loin ici des embouteillages de pèlerins sur les chemins de Compostelle… C’est si rare de faire attention à ce qu’on ne voit jamais. Daniel de Roulet est attentif à tout : aux paysages, aux rencontres. Il portable les ciels et les pensées vagabondes. Ah marcher et rêver…     Xavier Houssin, Libération, 6 avril 2013

Tout cela rend l’asphalte et la marche à pied sympathiques. Cela redonnera peut-être envie aux vieux routards de retrouver les émotions de leur jeunesse.    Jocelyne Rémy, Le Bien Public, 12 avril 2013

Vu de loin, le parcours peut sembler idyllique. De près, la réalité contredit la carte postale pleine de vaches grasses et de prairies sans fin. L’homme chemine à travers un paysage dévasté par les grandes routes, veuf d’industries mortes et orphelin de villages désertés. Il avance de friche urbaine en no man’s land, en se fiant à son seul GPS. Daniel de Roulet traverse le nulle part, sauf quand il passe par Rouen. A de rares exceptions près, la Normandie a bien changé depuis Gustave Flaubert… Bien pensé, bien écrit, ce livre court et un peu sec dégage un effet de dérisoire.    Etienne Dumont, La Tribune de Genève, le 15 avril 2015

présentation radio

La marche étant propice à la réflexion, l’écrivain marcheur se fait écrivain râleur pour notre plus grand plaisir, et ce récit au style épuré se double d’une critique sociale militante et lucide. Plume au vent, été 2013

envol   Editions Labor et Fides

« Récit au pas sur les 500 km qui séparent Paris de Bâle, récit vif, enlevé, extrêmement drôle et éclairant, rédigé par un auteur qui avance au pas, les deux pieds dans l’actualité. » Tribune de Genève, Thierry Mertenat.

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  • mis à jour : 18 mars 2017