Ces trois Helvètes underground sont nés pendant ou à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un pays qui n’a pas connu grand-chose des malheurs de la guerre. Contre une société bouffie de bonne conscience, contre leurs parents, ils se sont révoltés, ont rêvé d’un grand chambardement qui liquiderait pêle-mêle l’armée suisse, le patriarcat, les fabriques de chocolat, les centrales nucléaires et les banquiers. Avec l’âge, certains d’entre eux ont quitté l’underground, se sont accommodés du compromis helvétique. Ceux dont il est question ici n’ont pas abandonné les idéaux de leur jeunesse. À près de 80 ans, ils n’acceptent pas l’état du monde qui les a vus naître. À travers le destin de trois d’entre eux, trois garçons devenus trois vieillards, voici l’histoire d’une génération ni gagnante ni perdante, mais en colère toujours.
Phébus 2026
La principale qualité de ce livre est de ne pas mener à la nostalgie et de montrer qu’aujourd’hui, comme hier, il est possible d’œuvrer à un autre monde, et qu’une partie de la jeunesse actuelle s’y est attelée avec une énergie semblable à celle des générations précédentes.
Patrick Morier-Genoud, Bon pour la tête
Alors si vous voulez réveiller en vous ou découvrir les épisodes du Centre autonome à Zurich, de Züri bränntt, du Platzspitz devenu scène ouverte de la drogue sur les bords de la Limmat, de Lôzane bouge et des charges de police, lisez ce livre qui vous rafraîchira la mémoire et apprendra beaucoup aux plus jeunes, et où la tendresse et l’amour ne sont pas absents.
Pierre Jeanneret, Le Courrier
On peut lire Trois garçons comme un panorama des luttes sociales et politiques en Suisse depuis la fin de la guerre. Isabelle Rüf, Le Temps
Trois garçons participe de manière étonnante et émouvante à une entreprise commencée par l’écrivain depuis longtemps : raconter une autre histoire nationale. Christophe Passer, Le Matin Dimanche
À partir du creuset de Davos, village paysan avant sa transformation saisonnière en forteresse capitaliste, ce triple roman d’éducation progresse chronologiquement dans les bas-côtés du récit national. Thierry Raboud, La Liberté