DANIEL DE ROULET

oooooooooooooooooooooooooooooooo

A la garde

Posted on | septembre 7, 2019 | Commentaires fermés sur A la garde

Ala garde
Labor et Fides

À 97 ans, la mère de l’auteur annonce qu’elle va mettre fin à ses jours. La date et l’heure sont fixées. Pendant les quinze jours qui précèdent cette mort programmée, l’auteur adresse une lettre quotidienne à son père, pasteur décédé six ans plus tôt. Né à Genève et de tradition calviniste, ce père admet volontiers qu’on peut perdre la foi, mais moins volontiers qu’on manque de réponse face au scandale de la mort.Dans l’abondante littérature pastorale depuis Gide, la figure du pasteur est celle d’un être tourmenté et peu sympathique. L’auteur rend hommage à son père pour avoir su exercer un ministère si différent. Ainsi, la culture calviniste qu’il lui a transmise apparaît pour le fils comme l’apprentissage en douceur d’un monde sans Dieu ni Maître.

Le livre est aussi la cérémonie des adieux pour sa mère. Le suicide assisté est légal en Suisse ce qui n’est malheureusement pas (encore) le cas en France, pays de tradition catholique. Serge Dumont, Le Progrès, 22.09.2019

Là où Hodler choquait, de Roulet signe un baume, une oraison païenne. Top pudique, trop délicat ou vivant pour se contenter d’archiver son chagrin, il profite de cette cohabitation subie avec la mort pour transformer l’épreuve en appel à la vie. Salomé Kiner, Le Temps, 5.10.2019

La prose laisse deviner l’émotions sans appuyer outre mesure. Elle questionne avec justesse les fondements d l’éthique protestante, interroge la neutralité helvétique, confronte l’éros païen et l’agapè chrétienne. Maxime Maillard, Le Courrier 27.9. 2019

Daniel de Roulet raconte à son père pasteur la mort de sa mère à travers 16 lettres pudiques et émouvantes. Isabelle Falconnier, Le Matin Dimanche, 15.9.2019

La mort, le suicide assisté, l’héritage calviniste. C’est un petit livre qui en dit long sur les questions essentielles François Vercelletto, Ouest-France, 20.9. 2019

L’émouvant récit de Daniel de Roulet dit la mort mais aussi la vie…Et c’est avec sérénité que le lecteur, comme la famille, asiate à cette fin à la fois rapide, très simple et paisible. Pierre Jeanneret, Domaine public, 4.11.2019

Style précis et concis. Pudeur de la narration. «Dire les choses aussi platement que possible, s’en tenir aux faits». Un livre juste, qui offre à méditer et qui chamboule. Geneviève Peignié

Comments

  • Catégories

  • Articles récents

  • Étiquettes

  • Archives

  • mis à jour : 10 novembre 2019