Ces trois Helvètes underground sont nés pendant ou à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un pays qui n’a pas connu grand-chose des malheurs de la guerre. Contre une société bouffie de bonne conscience, contre leurs parents, ils se sont révoltés, ont rêvé d’un grand chambardement qui liquiderait pêle-mêle l’armée suisse, le patriarcat, les fabriques de chocolat, les centrales nucléaires et les banquiers. Avec l’âge, certains d’entre eux ont quitté l’underground, se sont accommodés du compromis helvétique. Ceux dont il est question ici n’ont pas abandonné les idéaux de leur jeunesse. À près de 80 ans, ils n’acceptent pas l’état du monde qui les a vus naître.  À travers le destin de trois d’entre eux, trois garçons devenus trois vieillards, voici l’histoire d’une génération ni gagnante ni perdante, mais en colère toujours.

Phébus 2026

 

Sans guère de doute, la lecture la plus réjouissante de la rentrée. Pierre Assouline, Académie Goncourt

 

Trois garçons participe de manière étonnante et émouvante à une entreprise commencée par l’écrivain depuis longtemps : raconter une autre histoire nationale.  Christophe Passer, Le Matin Dimanche

 

La principale qualité de ce livre est de ne pas mener à la nostalgie et de montrer qu’aujourd’hui, comme hier, il est possible d’œuvrer à un autre monde, et qu’une partie de la jeunesse actuelle s’y est attelée avec une énergie semblable à celle des générations précédentes.

Patrick Morier-Genoud, Bon pour la tête

 

Un magnifique parcours, différent pour chacun, mais toujours en rupture avec l’idéologie dominante. Sylvie Lansade, Encres vagabondes

 

Je voulais tout souligner, tant les formules de Daniel de Roulet sont brillantes et explcites , dans leur concision sarcastique. Maryelle Budry Espaces

 

La narration fluide permet de découvrir aisément tout un pan d’histoire de la contestation, rappelant qu’il y a toujours une cause à appuyer et une injustice à dénoncer. Marc-Olivier Parlatano, Le Courrier

 

Ces trois compères, forgés au militantisme créatif et bouillonnant des années 1970, ne sont pas sans rappeler les héros des Vieux Fourneaux de Lupano. C.A., Réformés

 

On peut lire Trois garçons comme un panorama des luttes sociales et politiques en Suisse depuis la fin de la guerre. Isabelle Rüf, Le Temps

 

À partir du creuset de Davos, village paysan avant sa transformation saisonnière en forteresse capitaliste, ce triple roman d’éducation progresse chronologiquement dans les bas-côtés du récit national. Thierry Raboud, La Liberté